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Anxiété de séparation : l’importance d’avoir une bonne équipe pour ton chien
Tu te sens seul.e face à l’anxiété de séparation de ton poilu ? Tu portes tout sur tes épaules depuis des mois et tu n’en peux plus ? Tu te demandes si tu ne devrais pas consulter des professionnels, mais tu ne sais pas lesquels ni par où commencer ?
Aujourd’hui, je veux te parler de quelque chose dont on ne parle pas assez : l’importance d’avoir une vraie équipe autour de ton chien pour l’accompagner dans son anxiété de séparation.
Parce que non, tu n’as pas à porter tout ça tout.e seul.e. Travailler sur l’anxiété de séparation, c’est souvent un travail d’équipe.
Laisse-moi t’expliquer pourquoi… et surtout, qui peut vraiment t’aider.
Pourquoi tu ne devrais pas gérer ça tout.e seul.e
La charge est trop lourde à porter
Accompagner un chien sensible aux absences, c’est épuisant sur tous les plans. La culpabilité qui te ronge, l’inquiétude constante, la frustration quand rien ne semble fonctionner, les larmes dans les moments de découragement. Devoir planifier chaque sortie au millimètre, gérer les exercices quotidiens, analyser les moindres signes de progrès ou de régression, chercher des solutions à 3h du matin parce que tu n’arrives pas à dormir. La fatigue accumulée, l’épuisement général, mais aussi les sorties annulées, les invitations refusées, l’isolement progressif, l’impression que personne ne comprend ce que tu vis.
Porter tout ça seul.e, c’est la recette du burn-out.
Et tu sais ce qui se passe quand tu es épuisé.e ? Tu ne peux plus accompagner efficacement ton poilu. Tu manques de patience, d’énergie, de clarté d’esprit. Tu as besoin de soutien, de relais, d’expertise complémentaire.
Un problème complexe qui mérite une approche globale
L’anxiété de séparation n’est jamais juste un problème d’absences.
Derrière les difficultés avec la solitude, il y a souvent tellement d’autres choses :
- Des problèmes de santé qui impactent le bien-être général de ton chien
- D’autres sources de stress dans son quotidien
- Des difficultés émotionnelles plus larges
- Un besoin d’enrichissement et de stimulation mentale
- Une gestion globale du stress à améliorer
Un seul professionnel, aussi compétent soit-il, ne peut pas tout couvrir. Chacun a son domaine d’expertise, ses compétences spécifiques. Et c’est en combinant ces expertises qu’on obtient les meilleurs résultats pour ton poilu.
Le vétérinaire : éliminer ce qui se cache parfois derrière l’anxiété
Avant toute chose, la santé
Avant même de commencer à travailler sur l’anxiété de séparation, un bilan vétérinaire complet est souvent important. Pourquoi ? Parce que de nombreux problèmes de santé peuvent causer ou aggraver l’anxiété de ton chien face aux absences.
Les douleurs chroniques :
Arthrose, problèmes dentaires, douleurs digestives, troubles musculo-squelettiques… Un chien qui souffre physiquement est un chien plus vulnérable émotionnellement.
Pense à ça une seconde : quand tu as mal, tu es plus irritable, plus sensible, moins capable de gérer le stress, non ? C’est exactement pareil pour ton poilu.
Un chien qui souffre d’arthrose non diagnostiquée, par exemple, vit avec une douleur constante. Quand tu pars et qu’il se retrouve seul, il est seul avec sa douleur, sans personne pour le rassurer ou l’aider. Cette association « absence de mon humain = je suis seul avec ma douleur » peut créer ou renforcer de l’anxiété face aux départs.
Les troubles hormonaux :
Hypothyroïdie, syndrome de Cushing, déséquilibres hormonaux divers… Ces troubles peuvent créer de l’anxiété, de l’agitation, des changements de comportement qui ressemblent trait pour trait à de l’anxiété de séparation. Parfois, ce n’est pas de l’anxiété de séparation du tout. C’est un problème hormonal qui se manifeste par de l’anxiété généralisée, y compris pendant les absences.
Les problèmes neurologiques :
Chez les chiens âgés notamment (ou certaines races de chiens sujets à des troubles neurologiques), le dysfonctionnement cognitif peut causer de l’anxiété face aux changements et à la solitude. Le chien devient confus, désorienté, et l’absence de son humain devient source d’angoisse.
L’effet domino de la douleur sur les émotions
Voici quelque chose de fascinant et crucial à comprendre : la douleur et les émotions sont intimement liées dans le cerveau. Les zones qui traitent la douleur physique et la détresse émotionnelle se chevauchent largement.
Un chien qui a mal :
- A un seuil de tolérance au stress diminué (tout devient plus difficile à gérer)
- Réagit plus fortement aux situations anxiogènes
- A plus de mal à se calmer et à récupérer émotionnellement
- Peut développer de l’anxiété anticipatoire (peur que la douleur revienne ou empire)
Concrètement, ça veut dire quoi pour l’anxiété de séparation ?
Même si tu fais les meilleurs exercices de désensibilisation du monde, même si tu appliques la méthode parfaitement, si ton chien souffre physiquement, les progrès seront limités.
Parce qu’il ne peut pas être émotionnellement disponible pour apprendre quand son corps lui fait mal.
Certaines douleurs sont difficiles à détecter
Les chiens ne parlent pas et de nombreux signes de douleur chronique peuvent être très subtils :
- Léchage excessif d’une zone
- Ingestion d’herbes de façon compulsive/excessive
- Changements dans la posture ou la démarche
- Réticence à faire certains mouvements
- Changements dans le sommeil
- Irritabilité ou changements de comportement
Et parfois, tu ne vois rien du tout. C’est pour ça qu’un bilan vétérinaire approfondi est si important.
Des professionnels spécialisés dans la douleur
Pour certains chiens, la douleur chronique nécessite une prise en charge spécialisée au-delà du simple bilan vétérinaire classique.
Il existe des comportementalistes spécialisés dans l’accompagnement des chiens douloureux, comme Anaïs Allard, qui ont une expertise précieuse pour identifier les douleurs subtiles et accompagner ces chiens de façon adaptée. D’ailleurs nous abordons ce sujet ensemble dans mon podcast Le seuil de mon chien dans l’épisode « Douleurs et comportements ».
Cette prise en charge de la douleur est vraiment fondamentale. Un chien qui souffre physiquement ne peut pas être serein émotionnellement.
Le vétérinaire comportementaliste : quand la médication peut donner un coup de pouce
Je sais que c’est un sujet qui fait peur à beaucoup d’humains d’attachement. Donner des médicaments à son chien pour son anxiété, ça peut donner l’impression qu’on « abandonne », qu’on « drogue » son poilu, ou qu’on admet avoir échoué.
Mais laisse-moi te dire quelque chose d’important : rien de tout ça n’est vrai.
La médication comportementale, quand elle est nécessaire et bien utilisée, ce n’est pas un aveu d’échec. C’est un outil thérapeutique qui peut faire toute la différence pour certains chiens. J’aborde justement ce sujet avec l’équipe de Véthologie dans l’épisode « Les mythes autour de la médication » de mon podcast Le seuil de mon chien.
Quand la médication peut vraiment aider
La médication comportementale peut être recommandée dans certaines situations :
Quand l’anxiété est tellement intense qu’elle empêche tout apprentissage: certains chiens sont dans un état de stress permanent si élevé qu’ils ne peuvent pas bénéficier des exercices de désensibilisation. Leur système nerveux est en surchauffe constante.
Même les exercices les plus courts, les plus doux, les plus progressifs les mettent en difficulté. Ils ne peuvent tout simplement pas apprendre dans cet état. Dans ces cas, la médication permet d’abaisser le niveau de stress général suffisamment pour que le travail comportemental devienne possible.
Quand les crises de panique sont trop fréquentes et intenses : si ton chien vit des crises de panique régulières qui le laissent épuisé pendant des heures, la médication peut réduire l’intensité et la fréquence de ces crises.
Ça protège aussi son système nerveux et son corps des effets délétères du stress chronique (et oui, le stress chronique a des impacts physiques mesurables sur la santé).
Quand tu as absolument besoin de pouvoir sortir : parfois, suspendre toutes les absences n’est tout simplement pas possible. Tu as un travail, des obligations, des urgences. La médication peut permettre à ton chien de mieux tolérer certaines absences nécessaires pendant que vous travaillez progressivement sur sa capacité à rester seul.
Ce que la médication n’est pas
Clarifions les choses :
❌ Ce n’est pas une solution miracle qui règle tout sans travail comportemental
❌ Ce n’est pas « droguer » ton chien pour qu’il soit zombie (les bons médicaments bien dosés ne font pas ça)
❌ Ce n’est pas la preuve que tu as échoué ou que tu n’es pas à la hauteur.
La médication comportementale, quand elle est bien utilisée :
✅ Abaisse le niveau d’anxiété de base sans supprimer les émotions
✅ Permet au chien d’être plus réceptif aux exercices d’apprentissage
✅ Améliore sa capacité de récupération émotionnelle
✅ Protège son système nerveux et sa santé générale
✅ Donne un coup de pouce pendant que le travail comportemental porte ses fruits.
C’est comme des lunettes pour quelqu’un qui voit mal : ça aide à fonctionner normalement le temps que le problème soit traité (ou de façon permanente si nécessaire).
Le vétérinaire comportementaliste : l’expert de la médication
Je ne suis pas vétérinaire, je ne peux pas prescrire de médicaments. Mais je peux identifier quand un chien pourrait bénéficier d’un soutien médicamenteux et encourager l’humain d’attachement à consulter un vétérinaire comportementaliste.
Le vétérinaire comportementaliste a une double expertise :
- Vétérinaire : connaissance de la santé, du métabolisme, des interactions médicamenteuses
- Comportementaliste : compréhension des troubles du comportement et de leur traitement
Il peut :
- Évaluer si la médication est appropriée dans le cas spécifique de ton chien
- Choisir le bon médicament et le bon dosage
- Suivre les effets et ajuster si nécessaire
- Travailler en collaboration avec moi pour optimiser les résultats
Ensemble, nous formons une équipe complémentaire : je travaille sur la désensibilisation et l’accompagnement comportemental, le vétérinaire comportementaliste gère l’aspect médicamenteux si besoin.
Les solutions de garde : ton filet de sécurité indispensable
Pourquoi tu dois pouvoir déléguer
Dans le travail sur l’anxiété de séparation, on doit souvent suspendre les absences (ou au moins les limiter drastiquement) pendant un certain temps.
C’est indispensable pour ne pas mettre ton chien en situation d’échec pendant qu’on construit progressivement sa capacité à gérer la solitude.
Mais voilà le problème : la vie continue. Tu as peut-être un travail, des obligations personnelles, des urgences imprévisibles. Et surtout, tu as un besoin vital de souffler.
Si tu n’as aucune solution de garde, voilà ce qui va se passer :
- Tu vas t’épuiser en essayant de tout gérer seul.e
- Tu vas devoir faire des absences non préparées qui vont mettre ton chien en difficulté
- Tu vas te sentir prisonnier/prisonnière de la situation
- Tu vas perdre en motivation et en énergie
- Tu vas finir par craquer
Avoir des solutions de relais, ce n’est vraiment pas optionnel. C’est essentiel.
Les différentes options qui s’offrent à toi
Selon ta situation, plusieurs options peuvent exister :
Les proches de confiance
Famille, amis qui connaissent déjà ton chien et qui peuvent le garder chez eux ou venir chez toi. Des personnes qui comprennent la situation et qui ne te jugent pas.
Les pet-sitters professionnels
Des personnes formées à la garde d’animaux qui peuvent venir chez toi ou garder ton chien chez eux. Certains comprennent vraiment les besoins spécifiques des chiens anxieux. Il faut trouver la bonne personne en qui ton chien et toi avez confiance, et c’est évidemment payant.
Les solutions de co-garde entre propriétaires
Des groupes d’entraide entre humains d’attachement, des systèmes d’échange « je garde ton chien, tu gardes le mien ». Une compréhension mutuelle de la difficulté.
Préparer les gardes, ça se fait progressivement
Attention, on ne met pas un chien anxieux chez quelqu’un qu’il ne connaît pas du jour au lendemain.
Il faut préparer les gardes progressivement :
- Faire connaissance avec le gardien en ta présence
- Créer des associations positives (friandises, jeux, moments agréables)
- Tester des temps courts d’abord
- Augmenter progressivement si ton chien est à l’aise
Et voici quelque chose d’intéressant : parfois, un chien qui ne supporte pas d’être seul chez lui peut très bien gérer d’être chez quelqu’un d’autre.
D’autres fois, le chien a besoin de toi spécifiquement et même avec quelqu’un d’autre, il paniquera quand même.
C’est pour ça que l’analyse du type d’anxiété lors du bilan comportemental est si importante avant de mettre en place des solutions de garde.
Le comportementaliste spécialisé en anxiété de séparation : le pilier central
Tous les comportementalistes ne se valent pas
Voici une vérité qui fait mal mais qu’il faut absolument que je te dise : tous les éducateurs canins et comportementalistes ne sont pas formés correctement sur l’anxiété de séparation.
Et je ne dis pas ça pour dénigrer mes collègues. Je le dis parce que c’est la réalité du terrain. Beaucoup ont des bases solides en éducation canine, connaissent les apprentissages classiques, savent travailler sur plein de problématiques… mais n’ont jamais été formés spécifiquement sur ce trouble complexe qu’est l’anxiété de séparation.
Résultat ? Ils donnent des conseils génériques, ceux qu’on trouve partout sur internet, ceux qui non seulement ne fonctionnent pas mais peuvent même aggraver la situation : « Laisse-lui un Kong, ça va l’occuper » « Ignore-le avant de partir et en rentrant » « Mets-le dans une cage pour le sécuriser » « Ne le rassure pas, ça renforce son anxiété » « Il faut casser l’hyper-attachement »
Ces conseils viennent d’une méconnaissance profonde du trouble et d’une formation insuffisante sur le sujet. Et d’ailleurs j’en parle dans deux autres de mes articles : Anxiété de séparation et « hyper-attachement » : on en pense quoi ? et Laisser pleurer son chien, la fausse bonne idée.
Les dégâts d’un mauvais accompagnement
Consulter un professionnel non formé sur l’anxiété de séparation, voilà ce que ça donne :
❌ Tu perds du temps : des mois, voire des années à appliquer des méthodes inadaptées
❌ Tu perds de l’argent : tu paies pour des consultations qui n’apportent rien
❌ Tu risques d’aggraver la situation : certains conseils peuvent augmenter l’anxiété de ton chien
❌ Tu perds espoir : quand rien ne marche encore et encore, tu finis par croire que c’est impossible
❌ Tu fragilises ta relation avec ton chien : certaines méthodes peuvent éroder la confiance entre vous.
J’ai accompagné tellement d’humains qui avaient déjà consulté 2, 3, parfois même 5 professionnels différents sans résultat avant de me trouver, et c’est aussi mon propre parcours avec Peter mon beagle avant de me former. Ce n’est pas que ces professionnels ne voulaient pas aider. C’est qu’ils n’avaient tout simplement pas la formation spécifique pour ce trouble particulier.
Ce qu’un vrai spécialiste t’apporte
Un comportementaliste vraiment formé et spécialisé en anxiété de séparation :
✅ Fait un diagnostic précis : il ne met pas tout dans le même panier « anxiété de séparation », il identifie si c’est de la détresse d’isolement, de l’anxiété de séparation clinique, du FOMO, de la sensibilité aux bruits, etc.
✅ Adapte vraiment sa méthode à ton chien spécifique, pas de protocole tout fait applicable à tous
✅ Travaille toujours en dessous du seuil de tolérance pour ne jamais mettre ton chien en détresse pendant les exercices
✅ Se concentre sur la relaxation de ton chien plutôt que sur l’augmentation rapide de la durée des absences
✅ Comprend que c’est long et t’accompagne dans la durée avec patience, sans te faire miroiter des résultats rapides
✅ Ne te culpabilise jamais pour ton lien avec ton chien ou votre proximité
✅ Travaille avec votre relation, pas contre elle
✅ Ajuste constamment l’approche en fonction des progrès, des difficultés, de ce qu’on observe
✅ Sait quand orienter vers d’autres professionnels (vétérinaire, vétérinaire comportementaliste, autres spécialistes).
C’est une expertise très spécifique qui demande de la formation continue, de l’expérience terrain, et une vraie compréhension approfondie du trouble.
Comment reconnaître un bon spécialiste
Voici les questions à te poser (ou à poser directement au professionnel) :
Sur la formation :
- Quelle formation spécifique as-tu sur l’anxiété de séparation ?
- Te formes-tu régulièrement sur ce sujet ?
Sur la méthode :
- Quelle approche utilises-tu ? (si la réponse inclut « laisser pleurer », « ignorer », « cage », fuis)
- Comment travailles-tu sans mettre le chien en détresse ?
- Que penses-tu du concept d’hyper-attachement ? (s’ils y croient dur comme fer, mauvais signe)
Sur l’accompagnement :
- À quelle fréquence y a-t-il des suivis ?
- Comment puis-je te joindre entre les séances ?
- Combien de temps dure généralement un accompagnement ?
Les gros drapeaux rouges :
- Promesses de résultats rapides (« on va régler ça en 3 séances »)
- Conseils génériques donnés sans analyse approfondie de ton cas
- Jugement sur ta relation avec ton chien
- Protocole rigide appliqué de la même façon à tous les chiens
- Pas de formation continue ou spécifique sur le sujet.
Les autres professionnels complémentaires : pour prendre en charge ton poilu
Dans mon approche, j’apprécie vraiment collaborer avec d’autres professionnels du comportement canin qui ont des spécialisations différentes de la mienne.
Pourquoi ? Parce qu’un chien, c’est un être global, complet, et l’anxiété de séparation n’existe pas dans une bulle isolée du reste de sa vie, mais aussi parce que ma spécialité c’est l’anxiété de séparation : je suis bien sûr formée sur d’autres problématiques mais quand j’estime ne pas avoir les compétences je redirige.
Le professionnel spécialisé en réactivité
Beaucoup de chiens anxieux aux absences sont aussi réactifs : ils ont peur des autres chiens, des humains inconnus, des bruits urbains, des véhicules, des vélos…
Cette réactivité crée un stress quotidien vraiment important lors des balades, qui impacte directement leur niveau de stress général et donc leur capacité à gérer les absences.
Laisse-moi te donner un exemple concret :
Imagine un chien qui vit en ville et qui a peur de tout. Les voitures qui passent, les vélos, les autres chiens, les klaxons, les travaux, les gens qui marchent vite…
Chaque balade est une véritable épreuve stressante pour lui. Il rentre à la maison déjà épuisé émotionnellement par le stress accumulé pendant la sortie.
Son niveau de cortisol (hormone du stress) est au plafond. Son système nerveux est en surchauffe.
Comment veux-tu qu’il soit serein et détendu pendant tes absences si son niveau de stress de base est déjà au maximum ?
En travaillant sur la réactivité avec un professionnel vraiment formé sur ce sujet :
- On abaisse son stress quotidien de façon significative
- On améliore sa qualité de vie globale (et la tienne aussi, les balades redeviennent agréables)
- On lui apprend à mieux gérer ses émotions dans différents contextes
- On augmente son seuil de tolérance général au stress.
Il est plus apaisé au quotidien, dort mieux, récupère mieux émotionnellement… et donc il est aussi plus apaisé pendant les absences. Tout est lié dans le bien-être d’un chien.
Le professionnel des activités de flair
Le travail de flair (nosework, pistage, recherche d’odeurs) est incroyablement bénéfique pour les chiens anxieux.
C’est une activité naturellement apaisante : l’utilisation intensive du flair libère des endorphines dans le cerveau et calme le système nerveux. C’est aussi très valorisant, le chien développe de la confiance en ses capacités, il découvre qu’il est bon dans quelque chose.
C’est une compétence transférable : un chien qui apprend à se concentrer intensément sur une tâche développe de meilleures capacités de gestion émotionnelle en général. De plus, c’est un exutoire sain : ça fatigue mentalement de façon positive, sans créer de sur-excitation.
Des professionnels comme Snif Dog, spécialisés dans les activités de flair, peuvent vraiment t’accompagner pour développer cette compétence chez ton poilu.
Un chien qui fait régulièrement des activités de flair :
- Est globalement plus calme et posé
- A un meilleur contrôle de ses émotions
- Dort mieux (vraiment mieux)
- Est moins réactif face au stress.
Et encore une fois, tout ça joue positivement sur sa capacité à gérer les absences.
Attention cependant, ce type d’activité doit être adapté à ton poilu et doit lui plaire, dans le cas contraire c’est peu voir pas bénéfique.
Comment je collabore avec ces professionnel.le.s
Quand je travaille avec un humain d’attachement, je regarde toujours le tableau complet de la vie du chien : Est-ce que ce chien a d’autres difficultés dans son quotidien ? Est-ce qu’il serait bénéfique de travailler aussi sur autre chose en parallèle ? Son stress quotidien impacte-t-il directement sa capacité à gérer les absences ?
Si c’est le cas et que je n’ai pas les compétences sur des sujets spécifiques, je recommande de consulter un.e autre professionnel.le vraiment compétent.e dans le domaine concerné, et je reste en lien avec elle/lui pour que nous travaillions de façon complémentaire et cohérente.
J’ai eu la chance de collaborer avec des professionnelles merveilleuses comme Moustaches et Paillettes à Lyon, et tant d’autres comportementalistes et éducateurs passionnés que je remercie au passage (même si je ne peux pas toutes les citer ici, vous vous reconnaîtrez 💛).
Exemple concret de collaboration :
Un chien anxieux aux absences ET très réactif en balade :
- Moi : je travaille sur l’anxiété de séparation, la construction de sa sécurité pendant les absences, l’apaisement global, les exercices de désensibilisation aux départs…
- L’éducateur.trice spécialisé en réactivité : il.elle travaille sur la gestion des émotions en extérieur, la désensibilisation aux stimuli, l’apprentissage de nouveaux comportements alternatifs
- On échange régulièrement sur les progrès, les techniques utilisées, pour s’assurer de la cohérence de nos approches
Ainsi, le chien progresse sur tous les fronts simultanément. Son stress général diminue significativement. Et souvent, les progrès sur l’anxiété de séparation sont plus rapides et beaucoup plus stables parce qu’on travaille sur son bien-être global.
Identifier les besoins de ton chien : pas de formule toute faite
Chaque chien est unique
Chaque chien est différent, chaque situation est unique, chaque humain a ses propres contraintes et possibilités.
Certains chiens auront besoin d’une équipe complète de professionnels. D’autres de seulement deux ou trois. Certains progresseront bien avec juste un comportementaliste spécialisé.
L’important, c’est d’identifier les vrais besoins de ton chien à lui, spécifiquement, pas d’appliquer un protocole standard à tous les poilus qui passent.
Les bénéfices concrets d’une vraie équipe
Des progrès plus rapides et plus stables
Quand toutes les pièces du puzzle sont en place et travaillent ensemble :
La santé est prise en charge → ton chien n’est plus limité par la douleur physique.
La médication (si nécessaire) apaise suffisamment → ton chien peut enfin être disponible pour apprendre.
Le travail comportemental spécialisé progresse → les absences s’améliorent vraiment et durablement.
Les activités complémentaires apaisent → le stress général de ton chien diminue significativement.
Les solutions de garde permettent des pauses → tu récupères, tu souffles, tu tiens sur la durée.
Tout ça fonctionne en synergie, chaque élément soutient et renforce les autres.
Un sentiment de confiance et d’espoir
Savoir qu’une équipe de professionnels vraiment compétents travaille pour le bien-être de ton chien, c’est tellement rassurant.
Tu n’as plus l’impression de naviguer complètement à l’aveugle en essayant plein de choses au hasard. Tu as un plan cohérent, des experts qui savent ce qu’ils font, un véritable soutien.
Ça change absolument tout dans ta capacité à tenir sur la durée et à garder espoir même dans les moments les plus difficiles, les rechutes, les plateaux interminables.
Tu es prêt.e à construire l’équipe de ton poilu ?
L’anxiété de séparation ne se règle pas seul.e dans ton coin, enfermé.e avec ton chien et tes doutes.
C’est vraiment un travail d’équipe, avec les bons professionnels, les bonnes personnes de soutien, et surtout toi au centre, entouré.e, épaulé.e, soutenu.e.
Le bilan comportemental : ta première étape vers le changement
Si tu veux enfin comprendre ce qui se passe chez ton poilu, je t’invite à réserver un bilan comportemental avec moi.
Pendant 2 heures en visio, on va :
- Analyser en détail la situation de ton chien
- Identifier précisément le type de problématique
- Comprendre les émotions et besoins de ton poilu
- Éliminer les pistes médicales à explorer
- Définir les premiers ajustements à mettre en place
- Répondre à toutes tes questions
À l’issue de ce bilan, tu auras une vision claire de ce qui se passe, des pistes concrètes pour commencer à l’aider, la possibilité de poursuivre avec un accompagnement personnalisé si nécessaire.
Ce bilan est la base indispensable avant tout suivi. C’est notre moment de rencontre, de compréhension, de construction ensemble.
À propos de moi : Je suis comportementaliste canin spécialisée en anxiété de séparation. Après avoir vécu moi-même cette situation avec Peter, mon beagle, je me suis formée pour aider les poilus sensibles aux absences et leurs humains. Je travaille en visio avec une approche bienveillante et basée sur la science, dans tous les pays francophones.
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