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L'anxiété de séparation chez le chien : une longue randonnée, pas un sprint
Tu as commencé à travailler sur l’anxiété de séparation de ton poilu et tu pensais voir des résultats rapides ? Bienvenue dans la réalité de ce parcours : c’est long, parfois chaotique, souvent décourageant… mais tellement gratifiant quand les progrès arrivent enfin.
Aujourd’hui, je veux te parler de ce qui t’attend, pas pour te décourager, mais pour te préparer. Parce que comprendre que c’est une longue randonnée en montagne et non un sprint, ça change tout dans ta façon d’aborder ce défi.
Pourquoi l’anxiété de séparation prend-elle autant de temps à résoudre ?
Ce n’est pas juste un problème de comportement
L’anxiété de séparation touche les émotions ancrées de ton chien. Ce n’est pas comme lui apprendre à s’asseoir ou à donner la patte. On ne peut pas simplement « corriger » ou « éduquer » un chien anxieux.
On travaille sur sa capacité à gérer la solitude, à tolérer la frustration, à se sentir en sécurité sans ta présence. On reconstruit littéralement son rapport émotionnel aux absences.
Et ça, ça prend du temps. Le cerveau de ton chien a besoin de créer de nouvelles connexions neuronales, de nouveaux schémas émotionnels. Ce processus est lent et progressif.
Le diagnostic lui-même peut prendre du temps
Comme je l’expliquais dans mon article précédent, l’anxiété de séparation n’est pas un trouble unique. Derrière ce terme se cachent plusieurs problématiques différentes : détresse d’isolement, anxiété de séparation clinique, FOMO, sensibilité aux bruits, problèmes de santé…
Identifier précisément ce dont souffre ton poilu peut nécessiter plusieurs semaines d’observation et d’analyse de son comportement dans différentes situations.
Parfois, on pense avoir cerné le problème, puis un nouvel élément apparaît qui nous fait comprendre qu’il y a autre chose en jeu. C’est normal et ça fait partie du processus.
Chaque chien a son propre rythme
Certains poilus progressent rapidement. En quelques semaines, ils peuvent déjà tolérer de courtes absences sans stress. D’autres mettront plusieurs mois, voire plus d’un an, pour arriver au même niveau.
Il n’y a pas de « temps normal » pour surmonter l’anxiété de séparation. Cela dépend de tellement de facteurs :
- L’intensité du trouble au départ
- L’histoire de ton chien et ses expériences passées
- Sa sensibilité émotionnelle générale
- Sa capacité à gérer le stress au quotidien
- Son état de santé
- Les changements éventuels dans son environnement
- Ta disponibilité pour faire les exercices régulièrement
- Et parfois, des éléments qu’on ne contrôle pas du tout
On ne peut jamais garantir un délai précis
C’est peut-être la partie la plus difficile à entendre : je ne peux jamais te dire « dans 3 mois, ton chien ira mieux » ou « après 6 semaines d’accompagnement, ce sera réglé ». Mon objectif lors des accompagnements c’est de vous aidez à mieux comprendre votre poilu, à trouver la bonne façon de travailler et surtout à vous permettre de continuer le travail en semi ou en autonomie totale.
Pourquoi ? Parce que chaque cas est unique et que le parcours de guérison n’est pas linéaire et peut être très long. On avance par étapes, on teste, on ajuste, on recule parfois, on progresse à nouveau…
Ce que je peux te promettre, c’est qu’avec du temps, de la patience et la bonne approche, les choses peuvent s’améliorer. Mais à quelle vitesse et jusqu’où ? Ça, seul le chemin nous le dira.
Un parcours non linéaire : les montagnes russes émotionnelles
Les bons jours et les mauvais jours
Voilà ce qui se passe souvent dans un accompagnement pour anxiété de séparation :
Semaine 1 : ton chien progresse, tu es content, tu y crois.
Semaine 2 : rechute totale, retour à la case départ, tu te demandes si tu fais bien les choses.
Semaine 3 : légers progrès, mais pas autant que la semaine 1.
Semaine 4 : grosse avancée, ton chien tolère enfin 10 minutes, tu es aux anges.
Semaine 5 : il retolère à peine 3 minutes, tu es découragé…
Et ainsi de suite. C’est frustrant, déstabilisant, épuisant émotionnellement. Mais c’est aussi… complètement normal.
Pourquoi ces fluctuations ?
Ton chien n’est pas une machine. Son état émotionnel fluctue naturellement en fonction de multiples facteurs :
- La qualité de son sommeil
- Ce qui s’est passé dans sa journée (bruits extérieurs, rencontres…)
- Des changements même minimes dans sa routine
- Sa santé du moment (fatigue, petits bobos…)
- L’apprentissage de nouvelles connexions neuronales qui se consolident de façon irrégulière
Les rechutes ne signifient pas que tu échoues. Elles font partie intégrante du processus d’apprentissage. C’est dans ces moments de « recul » que le cerveau de ton chien intègre et consolide ce qu’il a appris.
La phase de plateau (la plus difficile)
Il y a souvent un moment dans l’accompagnement où rien ne semble plus bouger. Ton chien ne régresse pas vraiment, mais il ne progresse pas non plus. Tu fais les exercices, tu suis les recommandations, et… rien.
Cette phase de plateau peut durer des semaines, parfois des mois. C’est la période la plus difficile psychologiquement pour toi parce que tu as l’impression de tourner en rond.
Mais en réalité, énormément de choses se passent dans le cerveau de ton poilu pendant ces phases. C’est comme quand tu apprends quelque chose de complexe : il y a des moments où tu stagnes avant de faire un bond en avant.
Tenir bon pendant ces phases, c’est souvent ce qui fait la différence entre les humains d’attachement qui réussissent à aider leur chien et ceux qui abandonnent juste avant la percée.
Les avancées soudaines (qui arrivent quand on ne s’y attend pas)
Après des semaines de plateau, parfois tout se débloque d’un coup. Ton chien qui tolérait péniblement 5 minutes se met soudainement à gérer 30 minutes sans broncher.
Ces bonds en avant sont merveilleux… et déroutants. Pourquoi maintenant ? Qu’est-ce qui a changé ? Souvent, on ne sait pas vraiment. C’est le résultat de tout le travail accumulé qui finit par porter ses fruits.
Le processus : tester, ajuster, recommencer
Il n’y a pas de formule magique
Si seulement il existait une recette miracle applicable à tous les chiens… Mais non. Ce qui fonctionne pour le chien de ton voisin ne fonctionnera peut-être pas pour le tien.
On observe, on analyse, on émet des hypothèses, on teste des approches, on ajuste en fonction des résultats. Parfois, on se trompe de piste et il faut revenir en arrière pour explorer une autre direction. C’est de l’apprentissage.
Les ajustements constants
Au fil de l’accompagnement, on va probablement modifier plusieurs fois notre approche :
Souvent on ne commencera pas par des exercices de départs-retours, mais plutôt par un travail sur sa sécurité environnementale et émotionnelle qui est indispensable pour apprendre à rester seul sereinement.
Peut-être qu’on pensera qu’il souffre de détresse d’isolement, puis on découvrira qu’il a aussi du FOMO qu’il faut adresser différemment.
Peut-être qu’un aménagement de l’espace (comme déplacer son panier) fera soudainement une énorme différence, alors qu’on ne l’avait pas identifié au départ.
Ces ajustements sont normaux et nécessaires. Ils montrent qu’on affine notre compréhension de ton poilu et qu’on adapte vraiment notre approche à ses besoins spécifiques.
L’importance de la relaxation plutôt que la durée
Voici quelque chose de contre-intuitif que beaucoup d’humains d’attachement ont du mal à comprendre au début : on ne cherche pas à augmenter rapidement la durée des absences.
Ce qui nous intéresse dans les premiers temps (et même pendant longtemps), c’est la capacité de ton chien à rester détendu et apaisé pendant les absences, quelle que soit leur durée.
Imagine que tu aies peur de l’eau. Est-ce qu’on va te jeter dans le grand bain en te disant « nage pendant 20 minutes » ? Non. On va d’abord te faire mettre les pieds dans l’eau, puis les jambes, progressivement, en s’assurant que tu restes calme à chaque étape.
C’est pareil pour ton chien. On construit sa capacité à gérer les émotions liées à ton départ, pas sa capacité à endurer le stress pendant longtemps.
Comprendre le seuil de tolérance
Le seuil de tolérance, c’est le point à partir duquel ton chien bascule dans le stress ou l’anxiété.
Chaque chien a son propre seuil, et celui-ci varie même d’un jour à l’autre selon plein de facteurs (qualité du sommeil, stimulations de la journée, ton propre niveau de stress…).
Voici ce qui se passe concrètement :
- En dessous du seuil : ton chien est calme, détendu, il peut se reposer ou s’occuper tranquillement
- Au seuil : premiers signes subtils d’inconfort (oreilles qui bougent, regard vers la porte, léger changement de posture)
- Au-dessus du seuil : stress visible (halètement, agitation, vocalises, tremblements…)
Notre travail consiste à toujours rester EN DESSOUS de ce seuil pendant les exercices de désensibilisation. Jamais au-dessus, même légèrement.
Pourquoi ne jamais dépasser ce seuil ?
Parce que chaque fois que ton chien dépasse son seuil de tolérance, il vit une expérience négative associée à ton départ.
Et notre cerveau (celui des chiens comme des humains) apprend beaucoup plus vite et retient beaucoup mieux les expériences négatives que les positives. C’est un mécanisme de survie.
Donc si tu fais 10 exercices où ton chien reste calme, puis 5 exercices où il panique… cette expérience négative peut effacer une grande partie des progrès. C’est pour ça que les rechutes après un moment difficile sont si fréquentes.
En restant systématiquement en dessous du seuil, on construit progressivement une nouvelle association émotionnelle : « quand mon humain part, je reste zen, il ne se passe rien de grave ».
Cette association se consolide lentement, par répétition d’expériences positives ou neutres, jamais négatives.
Observer la relaxation, pas l’absence de comportements
Attention, un chien qui ne fait « rien » n’est pas forcément un chien détendu.
Certains chiens restent figés, en état de stress, sans vocaliser ni détruire. Ils sont en « freeze » (figement), une des réponses possibles au stress.
Ce qu’on cherche vraiment à observer :
- Ton chien qui se couche et se détend
- Ton chien qui peut s’occuper tranquillement (mâchouiller un jouet, regarder par la fenêtre…)
- Ton chien qui dort paisiblement
Ces signes de relaxation sont infiniment plus précieux qu’un chien qui « tient » 20 minutes en restant debout, aux aguets, tremblant légèrement.
Pourquoi c’est indispensable à la stabilité long terme
Si tu construis la durée sans construire la relaxation, tu crées un chien qui « supporte » les absences, mais ne les vit pas sereinement.
C’est comme quelqu’un qui aurait peur de l’avion et qui prendrait l’avion régulièrement en serrant les dents. Techniquement, il « gère ». Mais émotionnellement, il souffre à chaque fois.
Avec cette approche, ton chien reste fragile. Au moindre changement (déménagement, changement d’horaires, événement stressant), tout peut s’effondrer parce que les bases émotionnelles ne sont pas solides.
À l’inverse, si tu construis d’abord la relaxation :
- Ton chien apprend vraiment que les absences ne sont pas menaçantes
- Il développe des stratégies d’apaisement autonomes
- Il devient plus résilient face aux changements
- La durée vient naturellement ensuite, presque toute seule
C’est comme construire une maison : tu ne montes pas les murs avant d’avoir coulé des fondations solides. Ici, la relaxation, c’est la fondation.
Quand la médication devient nécessaire
Un coup de pouce, pas une solution miracle
Pour certains chiens, l’anxiété est tellement intense qu’elle les empêche complètement d’apprendre. Leur système nerveux est en surchauffe permanente, et même les exercices les plus doux les mettent en difficulté.
Dans ces cas, un traitement médicamenteux peut donner le coup de pouce nécessaire pour permettre au travail comportemental de porter ses fruits.
La médication ne « règle » pas l’anxiété de séparation. Elle abaisse simplement le niveau de stress du chien suffisamment pour qu’il puisse bénéficier des exercices de désensibilisation.
Pas une décision à prendre à la légère
Je ne suis pas vétérinaire et je ne prescris pas de médicaments. Mais je peux identifier quand un chien pourrait bénéficier d’un soutien médicamenteux et encourager l’humain d’attachement à en discuter avec son vétérinaire.
Certains humains résistent à cette idée, par peur de « droguer » leur chien ou par sentiment d’échec. Mais utiliser la médication quand c’est nécessaire, ce n’est pas abandonner, c’est donner à ton chien les moyens de réussir.
C’est comme utiliser des béquilles quand on a une entorse : ce n’est pas de la triche, c’est une aide temporaire qui permet la guérison.
Un outil parmi d’autres
La médication ne remplace jamais le travail comportemental. Elle le facilite. Elle permet au chien d’être dans un état émotionnel où l’apprentissage devient possible.
Mais sans les exercices de désensibilisation, sans les ajustements du quotidien, sans le travail sur la sécurité environnementale… la médication seule ne suffit pas.
C’est une combinaison des deux qui donne les meilleurs résultats pour les cas d’anxiété sévère.
Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à écouter l’épisode sur la médication réalisée avec Mathilde Guillon, vétérinaire comportementaliste, sur mon podcast le seuil de mon chien.
Comment tenir sur la durée ?
Célébrer les micro-victoires
Quand le parcours est long, il faut apprendre à reconnaître les petits progrès pour ne pas se décourager.
Ton chien qui arrivait à peine à te voir mettre tes chaussures sans paniquer peut maintenant te regarder prendre tes clés ? C’est une victoire !
Il tolérait 30 secondes et maintenant il gère 2 minutes ? Progrès énorme !
Il tremblait à chaque départ et maintenant il reste calme une fois sur deux ? Avancée significative !
Ces petites étapes ne sont pas anodines. Elles sont la preuve que le travail porte ses fruits, même si c’est lent. Les célébrer te permet de garder espoir et motivation.
Tenir un journal de progression
Je recommande toujours à mes clients de noter les progrès de leur chien, même minimes. D’ailleurs lors des accompagnements je propose un outil personnalisé pour vous aider dans ce sens.
Pourquoi ? Parce que quand tu es dans le quotidien, tu ne vois pas forcément l’évolution. Mais quand tu regardes en arrière et que tu compares où tu étais il y a deux mois…
Les progrès deviennent visibles et concrets. Ce journal devient ton allié dans les moments de doute, la preuve tangible que oui, ça avance, même si c’est imperceptible au jour le jour.
Chercher du soutien
Tu n’as pas à traverser ça seul. Que ce soit :
- Un groupe de soutien avec d’autres humains dans la même situation
- L’accompagnement d’un professionnel qui te guide
- Le soutien de proches qui comprennent vraiment ce que tu vis
- Des moments d’échange avec d’autres clients en suivi
S’entourer fait toute la différence. Partager tes frustrations, tes victoires, tes doutes avec des gens qui comprennent vraiment… c’est précieux et ça allège le fardeau.
Garder foi dans le processus
C’est peut-être la partie la plus difficile : continuer à croire que ça va s’améliorer, même quand tout semble stagner.
Mais je l’ai vu tellement de fois : des cas qui semblaient désespérés ont fini par progresser. Des humains d’attachement épuisés qui voulaient abandonner ont finalement vu leur chien se transformer.
Ça prend du temps. Parfois beaucoup de temps. Mais avec de la patience, de la constance et le bon accompagnement, les choses peuvent vraiment évoluer dans le bon sens.
Ce que je peux t’offrir dans ce marathon
Un accompagnement personnalisé et évolutif
Dans mes suivis, je ne te donne pas un protocole figé à appliquer bêtement. On construit ensemble, on adapte constamment, on ajuste en fonction de ce qu’on observe.
Tu as des questions en cours de route ? Tu n’es pas seul avec tes doutes. Je suis avec toi au quotidien pour échanger, poser tes questions, partager tes observations. On avance ensemble, à ton rythme et au rythme de ton poilu.
Une vision réaliste et honnête
Je ne te vendrai jamais de rêve ou de solution miracle. Je te dirai honnêtement ce que j’observe, ce que je pense, ce qui peut aider.
Si je vois qu’un complément médicamenteux pourrait être bénéfique, je te le dirai. Si je pense qu’il faut changer d’approche, on en discutera. Si les progrès sont lents, je ne te mentirai pas, mais je t’aiderai à voir les petites avancées.
Du soutien émotionnel autant que technique
Accompagner un chien anxieux, ce n’est pas que de la technique. C’est aussi gérer ta propre détresse, tes doutes, ta culpabilité, ton épuisement.
Dans mes suivis, je suis là aussi pour ça. Pour te rappeler que tu fais de ton mieux. Pour célébrer les victoires avec toi. Pour te remotiver dans les creux. Pour te dire que tu n’es pas seul.
Un groupe de soutien avec d’autres humains
Dans mon suivi intensif, tu rejoins un groupe WhatsApp avec d’autres personnes qui vivent la même chose que toi.
Pouvoir échanger avec d’autres qui comprennent vraiment, qui ne te jugent pas, qui célèbrent tes petites victoires et qui te soutiennent dans tes moments difficiles… C’est un élément précieux de l’accompagnement.
Prêt(e) à te lancer dans ce marathon ?
Je ne vais pas te mentir : le chemin sera long, parfois frustrant, souvent imprévisible.
Mais il y a de l’espoir. Vraiment. Avec le bon accompagnement, de la patience et de la bienveillance envers toi-même et ton poilu, les choses peuvent s’améliorer.
Chaque marathon commence par un premier pas. Pour toi, ce premier pas, c’est le bilan comportemental.
Le bilan comportemental : ta première étape vers le changement
Pendant 2 heures en visio, on va :
- Analyser en détail la situation de ton chien
- Identifier précisément le type de problématique
- Comprendre les émotions et besoins de ton poilu
- Éliminer les pistes médicales à explorer
- Définir les premiers ajustements à mettre en place
- Répondre à toutes tes questions
À l’issue de ce bilan, tu auras une vision claire de ce qui se passe, des pistes concrètes pour commencer à l’aider, la possibilité de poursuivre avec un accompagnement personnalisé si nécessaire.
Ce bilan est la base indispensable avant tout suivi. C’est notre moment de rencontre, de compréhension, de construction ensemble.
À propos de moi : Je suis comportementaliste canin spécialisée en anxiété de séparation. Après avoir vécu moi-même cette situation avec Peter, mon beagle, je me suis formée pour aider les poilus sensibles aux absences et leurs humains. Je travaille en visio avec une approche bienveillante et basée sur la science, dans tous les pays francophones.
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